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日志


2009/10/21

Je n'aurais jamais cru

Je devais être sot ou bien aveugle ou bien que sais-je encore ...
Probablement le plus fou de tous pour ne pas comprendre ...
Pour refuser de voir.
 
Ce soir je m'étais dit : même pas peur! même pas mal!
 
Mais elle me manque ... tellement!
 
Bien sûr vous ne comprenez pas ... il y a tellement longtemps que je ne suis pas venu ici. Je ne saurais vous en vouloir vous sautâtes des épisodes ...
 
Mais elle (mais non ... pas ELLE) ... se reconnaîtra ... enfin j'espère ... sinon c'est à désespérer.
2008/9/27

Marasmius Oreades

Plutôt que de me demander ce que le titre signifie, cherchez donc vous même.
Cela vous permettra sans doute de découvrir ce que je suis parti chercher.
 
Quel joli nom n'est-ce pas? Marasme des Oréades ...
C'est déjà en soi toute une histoire, toute une légende.
 
Les noms des choses amènent parfois des pensées particulières, sans pour autant qu'on en comprenne forcément le sens.
 
Rhytidiadelphus tricheter n'est certes pas un nom très connu, vous aurez même du mal à le trouver quelque part ... mais c'est le nom d'une mousse et je trouve qu'il évoque à la fois le piquant et la douceur de la "patte de chat" dont elle a l'apparence.
 
Larix decidua aussi est un nom doux, aussi doux que le sont ses aiguilles quand elles repoussent au printemps ...
 
Clitopilus prunulus ... (je vous vois déjà retrousser vos lèvres en un rictus grivois (coquin(e)s comme je vous sais) mais que nenni, il s'agit bien d'un champignon) je ne sais pas pourquoi on l'a affublé de ce "petite prune", ni de ce "clitopile" mais le nom est joli non?
 
Essayez celui-ci ... il faut le dire tout doucement, presque le murmurer ... convallaria maialis ... n'est-ce pas d'une extrême douceur? et les sonorités ne sont-elles pas aussi entêtantes que son parfum?
 
Je ne sais si les scientifiques qui baptisent les choses ont cette sorte de sensibilité mais parfois ... je dois bien dire qu'ils ne se sont pas trompés.
 
Essayez encore ... Stellaria holostea ... petite étoile brillante dans la rosée des matins de printemps ...
 
Et combien d'autres encore ... qu'on ne saurait tous les connaître ...
 
Mais rien n'empêche d'essayer n'est-ce pas ...
2007/6/17

Espoir

Bar en kälen beren
Sorön es bereg ben
Mal köreg daëllen
Lonelïn gar an melen

Aujourd'hui je ne sais plus
Ce que tu fais
Mais je ne te sens plus
A mes côtés


Hoher sil difrenil
Lamnor far en edrihl
Manwë grise en duïl
Ô ma elber gaedhril

Ta présence qui irradiait
Mes jours et mes espoirs
Répondras-tu à mon appel
Ô mon ange de lumière

Malen gar en tessar
Worïg eb neth essar
Qwerïg an mer losar
En me laër an Elessar

Demain si tu le veux
Tu peux encore
M'apporter des merveilles
Et des désirs de rêve

Feal morden pruïn
En kalten ordruïn
Lanerön er duïn
Mealïn perf en huïn

Et faire resplendir
Les lettres de feu
Qui écrivent mon amour
Dans le ciel de nos âmes

Malon ma denether
Loner an me fenter
Ordred lan ereb ber
Ne më heor malender

Mon amie ma soeur
Reviens vers moi
Et laisses toi aller
Au creux de mes pensées.
2007/5/22

Délicatesse

Il y avait plusieurs semaines que les premiers boutons de fleurs se formaient.
Délicats renflements qui se gonflaient un peu plus chaque jour.
Et puis ces derniers temps, les délicates lèvres se sont entrouvertes
Laissant paraître la soie veloutée des fragiles pétales ...
 
Et ce parfum si doux, tout à la fois sucré et piquant, mais tellement doux ...
Impossible de trouver les mots qui conviennent pour le décrire,
Tant il peut être différent d'une rose à une autre.
 
Une comparaison cependant pourrait être valable ...
Mais gardons nous bien de généraliser ...
Les roses sont un peu comme les gens ...
 
Il en est de très belles ... de loin ... mais qui sont insipides
Lorsque d'autres paraissent quelconques ... et il faut s'en approcher
Tout près, pour en sentir toute la délicatesse ...
2007/4/18

Le plus clair de mon temps

Du plus loin que je me souvienne, il est dans mon esprit des zones d'une infinie noirceur
Porteuses de mort et de mauvais présages.
Signes de désespoir et de douleur intimes
Portées par l'anxiété et le pessimisme.
 
Et d'autres zones encore, plus proches de la couleur du sang
Qui voilent mon esprit d'une tenture veloutée
Aussi lourde et pesante
Qu'un crime inavoué.
 
Puisses-je ici déverser toute ces angoisses qui me torturent ...
Puissiez-vous y trouver la force de vous dire que tout n'est pas perdu ...
 
 
Depuis toujours aussi
J'ai des espoirs de paix et de sérénité.
 
Un optimisme forcené qui me donne, parfois, une confiance aveugle dans la nature humaine.
 
Et je voudrais croire que le monde est beau et que les hommes sont sages.
La flamme qui me brûle alors est porteuse de clarté et de lumières d'ors.
 
Puisses-je trouver ici la force de dire qu'il faut croire
Puissiez-vous trouver ici l'espoir de jours moins sombres, là où, dans l'ombre, se tient la lumière ...
 
 
Ainsi sont présents en moi Ebnethindil l'ange de Lumière et Erdeniel l'ange des Ténèbres
2006/4/26

Le bord des mondes

Et si juste après ça
Je venais à mourir ...
 
Qui le remarquerait
Qui même pourrait savoir
 
Vous qui lisez ces lignes
Et ne me connaissez pas
Ou si peu.
 
Comment pourriez-vous savoir
Que je ne suis plus?
 
Comment pourriez-vous deviner
Comment c'est arrivé?
 
Ou encore pourquoi
La vie est parfois si injuste.
 
Vous ne sauriez même pas
Les bonheurs que vous avez pu me faire.
 
Vous ne sauriez même pas
 
Ce blog va disparaître
En même temps que moi
 
Comment pourriez vous le savoir
 
Et puis quelle importance.
 
Je me retrouve à nouveau au bord des mondes
Oscillant entre hier, demain et aujourd'hui
 
C'est tout à coup comme si tout s'effondrait.
Autour de moi le vide
 
Hier comme demain
Aujourd'hui comme jamais
 
C'est comme une boucle qui serait bouclée
Un espace entourant le vide de mes pensées.
 
Il n'y a plus lieu d'être ...
2006/4/22

Terre

Le contact de la terre est quelque chose de très particulier.
Je parle bien entendu du vrai contact.
De celui qu'on a quand on arrache les herbes dans le jardin pas de celui qu'on prétend avoir quand on est juché sur un tracteur de 300 chevaux.
C'est un contact privilégié, parfois presque charnel.
Mais c'est aussi souvent un moment d'effort physique intense mais tellement salutaire.
Et qui engendre de ces fatigues qui font tout oublier et de ces nuits sans rêves où l'on s'abat dans son lit sans demander son reste.
Et après une journée entière passée à bêcher, à désherber, à fraiser, à planter les bulbes et les graines qui donneront dans quelques semaines des légumes ou des assaisonnements d'une saveur incomparable, à bichonner les plants qui donneront dans quelques mois des fruits savoureux, on se prend à adopter, presque naturellement, cette démarche lente des vrais gens de la terre.
Et l'on se prend à penser qu'après une journée pareille, on est devenu un peu plus un homme.
 
2006/4/21

Caprice nocturne

Cette nuit, heure indéterminée ...
Je me réveille en sursaut
Après un court sommeil.
 
Un oeil jeté au réveil
M'apprend que j'ai dormi
Tout au plus un quart d'heure.
 
Et dans la tête cette impression
De n'avoir plus d'amour
De ne rien ressentir
D'autre que de la lassitude.
 
Plus d'amour pour personne
Plus de joie de ce qui m'entoure
Plus de tristesse dans mon coeur
Et plus de peine non plus.
 
Juste le sentiment
D'être encore un peu plus
En dehors de ce monde.
 
2006/4/19

Ecriras-tu un jour

Bar en kälen beren
Sorön es bereg ben
Mal köreg daëllen
Lonelïn gar an melen
 
Hoher sil difrenil
Lamnor far en edrihl
Manwë grise en duïl
Ô ma elber gaedhril
 
Malen gar en tessar
Worïg eb neth essar
Qwerïg an mer losar
En me laër an Elessar
 
Feal morden pruïn
En kalten ordruïn
Lanerön er duïn
Mealïn perf en huïn
 
Malon ma denether
Loner an me fenter
Ordred lan ereb ber
Ne më heor malender 
 
2006/4/17

A propos d'hier

Souvenir de bonheur
Souvenir d'amertume
 
Quel est le choix?
Quelle est la peine?
 
Que faut-il retenir?
Que faut-il penser?
 
Penser aux moments
De joie éperdue
 
Et aux moments
De peine immense
 
Pour mieux apprécier
Les joies à venir
 
Pour mieux absorber
Les peines de demain
 
Et ainsi toi et moi
Faire un bout de chemin
 
Peut-être
Ensemble
Ou séparés
Par un monde d'amour
Un océan de douceur
Et une mer de tendresse
Dans laquelle nous nous noierons
Pour toujours
Et à jamais.
2006/4/9

Dans le miroir de l'eau

Dans le miroir de l'eau
Lisse et pur comme le verre
J'ai regardé mon vrai visage
 
Et j'y ai vu les traces
Profondes, indélébiles
Des peurs enfantines
 
Des désirs de gamin
Des amours adolescentes
Et des émois passés
 
Et les sillons creusés
De la main des soucis
Au creux de mes joues
 
Mais les rides de joie
Au coin de mes yeux
Qui disent petits bonheurs
 
Et toutes ces merveilles
Qui entourent mon âme
De papillons légers
 
Comme autant de caresses
Et autant de baisers
Qui rendent la vie plus belle
 
2006/4/8

Plume

Plume, plume, petite plume,
Qui fait voler les oiseaux.
 
Plume, plume, petite plume
Qui fait danser les mots.
 
A l'instant même prend ton envol
Et va lui dire
 
Va vite, sans perdre de temps
Lui chatouiller l'oreille
 
Et le creux de son cou
Et dis lui, oui surtout dis lui.
 
Et n'oublies pas un mot ...
2006/4/7

Les mondes intérieurs

Qui saura jamais dire ce qui arrive parfois
Quand du fond des entrailles monte ce frisson
Qui fait trembler mon coeur de plaisir et de joie,
De bonheur rayonnant et d'un souffle nouveau
 
Qui saura jamais dire la signification
De ces moments précieux
De ces instants divins
Qui font frémir mon âme
Et me rendent heureux.
 
Qui pourra jamais dire comment ça est possible
D'être tout à la fois ici et avec toi
De ressentir au fond, les mêmes délices
Mais les mêmes peines aussi
Et les mêmes combats.
 
Mais je pense, chaque jour qu'il faut que ça perdure
Et qu'en mon coeur toujours je garde cet espoir
Enfoui dans ma mémoire à peu près pour toujours
Afin qu'il me survive et que je sois à toi.
2006/4/4

L'autre rive (Amnaël badheas)

Erebdon am'o chroï ayard mor sildenil
Quendi galmenas an orodruïn efendil
 
Mar en galeth far en doneguil
Lani mechrïn celeb san en edril
 
Flamen gwaïr oro den mormegil.
Nan egden horïn daeron qwerendil
 
Orh thuneraïn! Mal en calen adrhas
Mindollïn, ber eb, amnaël badheas.
 
 
 
J'ai longtemps erré sans but
Dans les eaux noires et profondes
 
De la mort qui m'entraînait
Chaque jour un peu plus loin
 
Un peu plus profondément.
Jusqu'à ce que la lumière me ramène à la vie
 
Le temps est venu! De mon retour
Je te l'avais promis, un jour, sur l'autre rive
2006/4/3

Bourgeon

Il paraissait long cet hiver
Mais je sentais,
Depuis quelques jours
La sève couler dans mes veines
 
Doucement, je me réveillais
Et je sentais frémir en moi
Les premiers signes de vie
Et les frissons de renaissance.
 
Dans quelques jours,
Quelques semaines tout au plus
Je serais gorgé jusqu'à plus soif
Prêt à éclater
 
En feuilles si tendres
ou bien en fleurs si délicates
Embaumant l'atmosphère
De fragrances délicieuses
 
Qui donneraient bientôt
Fruits succulents et mûrs
Pour le plus grand plaisir
Des yeux et des papilles
 
Avant que de retourner
Dans les ocres de l'automne
Au sommeil discret
D'un banal bourgeon
 
Banal avez-vous dit?
 
2006/4/1

Arc-en-ciel rouge

Aujourd'hui est un autre jour
Et demain encore plus,
Mais pourquoi aujourd'hui
Le rouge est-il couleur de sang
 
Couleur de mort
Annonciateur de drames
Et de peines éperdues
 
Quand il peut être celui
Des flamboyants
Dans les jardins d'Eden
 
Quand il peut être celui
Des soleils couchants
Porteurs d'espoir
 
Quand il peut être celui
Des rubis étincelants
Aux mains des damoiselles
 
Pourquoi donc aujourd'hui
Est-il ce voile insupportable
Que j'ai devant les yeux.
2006/3/28

Solitude

Et la solitude vint, silencieuse
Comme à son habitude.
 
Et je me retrouvais face à moi
Face à un océan d'inconnu
 
Et je regardais cet homme
Que je ne connaissais pas
 
Mais qui me ressemblait pourtant
Comme un frère oublié.
 
Et dans les limbes de mon cortex
Inextricablement mêlées
 
Les émotions, les peurs et les angoisses
Cédaient le pas aux joies.
 
Ce n'était pas la peur d'être seul
Mais celle de l'inconnu
 
Rivage qui s'ouvrait devant moi
A mesure que la conscience s'affinait
 
Et la solitude vint, silencieuse
Comme à son habitude.
 
Et des brumes de l'au-delà
Surgissait l'ombre
 
Bizarrement claire et flamboyante
Des souvenirs d'avant la vie
 
Des souvenirs d'après la mort
Il y a si longtemps ...
 
Que je rêvais de solitude
Pour mieux me retrouver
 
Pour mieux te ressentir
Et pour mieux partager
 
Avec toi l'immensité sans borne
De l'éternité
2006/3/27

Couleurs

De tout ce que j'ai vu
De la plus petite herbe
Au plus gigantesque des panoramas
Pour autant que je me souvienne
 
La nature dans ses mélanges de couleurs
Ne fait jamais de faute de goût
 
Et même si parfois elle juxtapose
Des teintes inimaginables
Ce n'est jamais criard
Ou choquant
 
J'ai vu des ciels de fin de jours
Qui passaient sans transition
Ou presque
Du rouge orangé
Au bleu ciel
Sans qu'il soit possible de distinguer de frontière
Mais sans non plus de frange de mélange
Et c'était beau
 
J'ai vu des parterres de fleurs
Qui mêlaient le jaune vif des crocus
Au bleu pervenche des jacinthes
Et au rouge des tulipes
Et aux verts des feuillages
Et c'était juste beau.
 
Mais le plus important
C'est l'émotion que l'on ressent
A comtempler tout ça
Plus que les couleurs elles-mêmes
Plus que le tableau
Il faut laisser surgir
Ce qui se passe à l'intérieur
Et là c'est tellement beau.
 
2006/3/24

Storm

Grath en edreth an ed Asiadaë marelendon
Aren winduïn den far ornost maëndel
Beresneth damer hoth qwerin duïn
Seran corunen ülmen erön gruïn
 
Du fond de l'horizon Asiadaë vit venir
Les nuages noirs et lourds
Que le soleil couchant ourlait
De son sang, or et rouge mêlés
 
Man er gandïn herth en beor peren den
Lonicer xent en horodruïn mael den
Forst en glamden ersten kaïl nan fen
Lamer khasïn falas numenorien
 
Et c'était les ténèbres qui recouvraient la terre
Mais dans cette nuit soudaine
Elle vit l'espoir dans la lumière dorée
Du soleil mettant la tempête à mort
 
Grath en faërn helm ornost sorinen
Muïn den falgras cronung or ninen
Mellon er galenden findolïn mael ernost
Gaelïn mer ebneth kwerdal belfalas
 
Alors quand je vois les nuages s'amonceler
Et que je sens venir la tempête,
J'ai toujours avec moi l'image de tes yeux
Qui me dit que le soleil va revenir ... après
 
 
 
 
2006/3/22

Odeurs

Aujourd'hui je sens l'odeur de la terre
C'est la plus belle et la plus sauvage
Que je connaisses.
 
Et il me vient celle des bulbes
Gorgés de sève des jonquilles
Qui éclatent en Avril
 
Et celle des premiers brins de muguet
Si forte et si délicate à la fois
Des printemps à venir
 
Et celle d'après la pluie qui exhale
Les arômes puissants de réglisse
Des feuilles pourrissantes
 
Et celles, animales, des cerfs en rut
Qui s'apesantissent dans l'air moite
Des chaleurs d'automne
 
Et celles des gelées fortes de l'hiver
Qui piquent le nez et font pleurer les yeux
Quand le temps est à la neige
 
Autant d'images olfactives qui m'emplissent
Et font surgir autant de souvenirs
De ma mémoire ancienne ...
 
 
Quand j'étais vivant